Féron doit son nom aux riches mines de fer que renfermait le sol de son territoire. En 1095, Thierry d’Avesnes fait rebâtir l’Abbaye de Liessies et donne aux moines la terre de Féron. Ceux-ci créèrent des fourneaux pour la fonte du fer. Jusqu’au XVIIIe siècle, l’activité connut un essor relativement marqué entre autre dans la fabrication de taques (plaques) de cheminée que l’on retrouve encore dans la région.  

   Seigneurie réunie à la baronnie d’Etroeungt de 1212 à la Révolution. Charte de franchise accordée aux habitants par Jean d’Avesnes en 1248. La position de Féron à la frontière du royaume et des Pays-Bas lui a valu d’être fréquemment ravagé par les guerres, notamment en 1636 

LIEUX DITS

Le Buisson Barbet, La Franoye, Les Bruyères, Le Trou de Féron, Le Pont de Sains, La Fontaine Rouge.

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Église SAINT MARTIN(MH)

    Le clocher de l’église fortifiée est un énorme donjon carré percé de meurtrières. Sur le haut de la tour, qui était crénelée, des tirants de fer datent de 1614. Un escalier étroit et hélicoïdal de cinquante quatre marches difformes permet d’atteindre l’emplacement des quatre étages habitables. Une association locale du patrimoine religieux a financé de nombreux travaux dont la restauration et la protection des dix vitraux ainsi que la réfection du calvaire situé dans le cimetière voisin. A l’intérieur, une peinture représente l’Adoration des magescopie de l’Ecole de Rubbens. Au sol, des pierres tombales rappellent la présence de maîtres de forge du Pont-de-Sains. Les églises de Féron, Fontaine au Bois et Floyon sont les 3 seules églises fortifiées habitables de la Thiérache du Nord.

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 Sur le mur de l’église, une pierre tombale du vieux cimetière nous rappelle le décès de Dom Lambert Bécart, un des quatre derniers religieux de l’abbaye de Liessies qui termina sa vie de curé à Féron. Nicolas Joseph Bécart naquit à Bousies le 15 janvier 1764. Il n’était que diacre en 1790 et on l’appelait Frère Lambert. On le trouve, après le Concordat, vicaire à Poix-du-Nord en 1806, à Landrecies en 1810, curé de Taisnière-en-Thiérache en 1817 puis de Féron en 1822. Il mourut le 23 décembre 1829. 

La GROSSE FERME

   Au XIVesiècle, les moines de l’abbaye de Liessies étaient propriétaires de nombreux autels de la région, dont celui de Féron. Pour entretenir leurs biens, églises paroissiales, moulins à eau, granges, forêts, herbages et cultures, les religieux créèrent un impôt ecclésiastique appelé la dîme. Les taxes étaient perçues sur les fruits des arbres, les légumes du jardin, la laine des moutons, le lait des vaches, la récolte des champs, le bois des forêts, etc. Un régisseur civil était nommé et habitait dans la dite grosse ferme. Sur une clé de voûte est gravée 1722, date de la reconstruction.

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Le BUISSON BARBET

Dans ce hameau éloigné du village, on peut encore voir des linteaux de pierre des années 1714, 1764 et 1772.

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La Chapelle SAINT PIERRE(MH)

  Sur la route de Féron à Rainsars, au lieu-dit Le Mauvinage, la chapelle Saint Pierre fut érigée en souvenir d’un habitant du village. Au-dessus de la niche, est gravé : « ICY PIERRE LEJEVNE FILS A NICOLAS A ESTE OCCIS PAR L’ENNEMI (français) LE 29 AVRIL 1643 – PRIE DIEV POVR SON AME ». (Féron était sous la domination espagnole)

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La FONTAINE ROUGE

  Sur la gauche de la route menant de Féron à Fourmies se trouve dans une pâture la source de la Fontaine rouge. La couleur de cette eau jaunâtre a son histoire. Elle fut analysée dès le XVIIIesiècle par Raullin, médecin du roi, puis en 1810 par Tordeux, apothicaire à Avesnes. Il fut reconnu que cette eau possédait toutes les propriétés des Eaux de Spa et de celles du Mont-Dore en Auvergne, mais ses particules ferrugineuses qu’elle contient et son faible débit la rendent difficilement exploitable.

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LE MOULIN

  En 1097, les moines de Liessies étaient propriétaires à Féron du moulin à farine, situé derrière l’église. Sur un linteau de pierre est gravé 1601, date d’une restauration. En 1806, le maire autorisa monsieur Mandron à construire un bâtiment le long du vieux cimetière. Les noms des derniers occupants sont : la veuve du marquis Henri de Castellane, messieurs Rigolet, Bernard, Froment, Pourbaix, Millot, Fouteret, Swysen, Rambeaut, Poupard, Ponchaut et, depuis 2000, Eric Germain qui a aménagé les lieux en gîte rural.

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Le PONT de SAINS(MH)

   Le Château démoli était situé sur Sains du Nord, alors que les communs rehaussés en 1828 sont sur le territoire de Féron. Le château de Charles Talleyrand-Périgord fut démoli vers 1905. Après son décès en 1838, sa nièce la duchesse de Dino hérite du domaine, et le transmet à sa fille, devenue par mariage la marquise de Castellane. En 1925, Gaston Dubois-Waast, brasseur à Denain, achète la propriété. En 1941, Marcelle de Peretti, son épouse, est la dernière propriétaire privée. Depuis 1975, la Maison des Enfants de Trélon réalise d’énormes travaux pour un Centre d’Aide par le Travail, connu sous le nom de la Ferme du Pont-de-Sains.

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La MAIRIE

  Les murs sont occupés depuis 1993, par l’actuelle maison communale et depuis 2001, à côté, par la Maison des Associations.

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Le Violoniste

   Cette statue fut érigée en 1984 sur la place du village pour mémoriser le 4ecélèbre festival des Féronades. De 1978 à 1988, les week-ends du 15 août des années paires, dans les granges ou étables, les organisateurs réunissaient des peintres et artisans au travail. Dans l’église, sur la rue ou encore dans un cabaret se rassemblaient des musiciens pour d’inoubliables concerts. Ce violoniste de 970 kg de bronze est la réalisation de l’artiste sculpteur Yves Lohé. Depuis 1996, une autre équipe organisatrice nommée Les Féron-Arts, continue la tradition estivale.

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Des plaquettes sur l’Histoire de Féron ont été éditées : (30 pages, format A4, reliure spirale) et sont en vente (+ port) à 14 € les 2    renseignements : 03 27 60 24 38 ou : lompret.claude@orange.fr

Des plaquettes sur l’Histoire du Pont de Sains ont été éditées :(30 pages, format A4, reliure spirale) et sont en vente (+ port) à 14 € les 2 au profit de l’APECEF : Association Patrimoine Eglise Chapelles En Féronais

   En 2008, cette association organise une Vente de 5000 livres, de 10 à 18h, les 18, 19, 20 janvier et les 26, 27, 28 septembre. Les bénéfices financeront la restauration (peinture intérieure) de l’église.

Jean Claude Giannada sera présent le dimanche 21 septembre à 15h30 à l’église.

Pages réalisées par Philippe Thiébeaux

et Claude LOMPRET